Félix Eboué, le libérateur

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Adolphe Sylvestre Félix Éboué est né le 26 décembre 1884 à Cayenne en Guyane et est mort le 17 mai 1944 au Caire en Égypte.

En octobre 1901, il entre en classe de troisième au lycée Montaigne de Bordeaux grâce à l’obtention d’une bourse.

Déjà un grand passionné par l’Afrique, il entre à l’Ecole coloniale de Paris en 1906 et deux ans plus tard il est nommé élève administrateur des colonies et désigné pour servir en Afrique équatoriale française.

De 1909 à 1927, il est nommé successivement administrateur adjoint des colonies et chef de la subdivision en Afrique.
En 1928, il adhère à la ligue des Droits de l’Homme et du Citoyen.

Progressiste, Félix Éboué se dépense sans compter durant les vingt années pour le territoire dont il a la charge, aidant au développement des cultures à la construction de routes et d’écoles, s’imprégnant de la culture et des traditions locales.

En janvier 1932, il est nommé secrétaire général auprès du gouvernement de la Martinique où, par deux fois, il assure l’intérim en l’absence du gouverneur.

En 1936, Félix Éboué accepte le poste de secrétaire général de la Guadeloupe où il est nommé aussitôt gouverneur intérimaire. Arrivé à Pointe-à-Pitre en octobre 1936, il y trouve une agitation inquiétante qu’il réussit progressivement à calmer. Dans le même temps, aidé par une conjoncture économique favorable, il assainit en deux ans les finances publiques, déficitaires depuis plusieurs années et met en place les réformes sociales du Front populaire.

En juillet 1938 il est rappelé en France et nommé gouverneur de 2e classe au Tchad. En janvier 1939, Félix Éboué se lance dans des grands travaux de construction des infrastructures économiques et militaires, en prévision de la guerre à venir.

Le 26 août 1940, le Tchad rallie officiellement la France libre par décision du gouverneur Eboué et du commandant militaire donnant un exemple immédiatement suivi par la quasi totalité des territoires de l’AEF (Congo – Oubangui-Chari) et du Cameroun.
Charles de Gaulle viendra à a la rencontre du gouverneur-général Félix Éboué au Tchad en octobre 1940.

En janvier 1941 il est décoré de la Croix de la Libération et nommé membre du Conseil de l’Ordre de la Libération.

En juillet 1942, sur sa proposition, le général de Gaulle signe trois décrets fixant le statut des notables, organisant les communes africaines et créant un office du travail.

Sa dernière mission au Caire, il parvient à apaiser les différends entre le Comité Français de la Libération Nationale (CFLN) et le premier ministre du roi d’Egypte.

De nombreux monuments ont été érigés en son nom, bien évidemment en Guyane :
La rue qui passe devant sa maison natale est rebaptisé en son nom.
Le lycée est inauguré en 1944
Le monument de la place des Palmistes lui date de 1957

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L’Aéroport a changé de nom en 2009

felix_aéroport

La France, par la loi du 28 septembre 1948 ordonna qu’il soit inhumé au Panthéon et une place porte son nom dans le 12ème arrondissement :

félix_Paris

En 1936, il est élevé au rang de gouverneur en Guadeloupe. C’est le premier noir à accéder à un grade aussi élevé.
Ci-dessous le buste de Félix Éboué sur la place de la Victoire à Pointe-à-Pitre.

felix_gwada

Félix Éboué figure sur la pièce de 10 € en argent éditée en 2012 par la Monnaie de Paris pour représenter sa région natale, la Guyane :

Felixpieces-2

Ce militant des libertés a marqué l’Histoire.

Fier d’être Guyanais et vous ?!

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